Sophie Dit :

Sophie Dit :
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J'efface, je recommence. Eternelle insatisfaite. Et puis merde, je me lance. Je ne suis rien. 6 milliards de personnes sur cette Terre ignorent mon existence. C'est un fait. Je pourrais me jeter sous un train, elles ne le sauraient pas. Mais qu'importe. Le plus grave c'est que j'attache de l'importance à des personnes qui ne se préoccupent guère de ce qui peut m'arriver. Je donne le meilleur de moi-même à des gens qui ne m'accordent que rarement une pensée. C'est terrible, l'indifférence. Je lui préfère encore la haine. Mais si vous êtes ici c'est que vous voulez me connaitre, n'est-ce pas ? Sachez que je suis trop rêveuse, trop éxigente, trop rancunière. Je finirai par crever d'amour. Je fais des conneries que je regrette après. Je suis maladroite et souvent inconsciente. Je ne demande rien à personne, juste qu'on me foute la paix avec mes rêves à la con . Et mes doigts abîmés à force d'avoir été rongés. Il paraît que j'ai tout pour être heureuse. Des amis formidables, une famille extraordinaire, ou presque. Seules ombres au tableau, un père qui possède un coeur de pierre et les crises de nerfs d'une mère malheureuse et délaissée. Un certain mal de vivre et l'impression d'être constemment frustré. Ma vie est banale et sans intérêt.




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# Posté le mardi 11 mars 2008 14:14

Modifié le vendredi 21 mars 2008 13:06

Sophie Dit :

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Facebook c'est vraiment une micro-société !







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Sophie Dit :

# Posté le lundi 17 mars 2008 15:35

Modifié le lundi 24 mars 2008 09:25

Sophie Dit :

Sophie Dit :
"Si les enfants veulent tous devenir astronaute, c'est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. Ensuite il grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en maths, écoutent du black-métal et vomissent la bière vendue par packs de 30, se haïssent eux-mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur BAC se ruineront en Malibu-Coca.
Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux-mêmes en découvrant que tout ça, ce n'est peut-être pas seulement de leur faute. Alors on se met à faire de la politique, un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des T-shirts avec des étoiles rouges et trouvent le mot "REVOLUTION" très beau. Ca ressemble à "REVOLVER". Mais surtout à "EVOLUTION".
Ils arrêtent de manger du Mc Do, refusent d'être français, ne regardent plus la météo. De toutes façons demain, il pleuvra. Le doute se mêle à leur tentative. Vaine, forcément. Pourquoi refaire le monde? Puisqu'il va péter. Et puis il se rendent compte que boire une bière fraîche avec une belle brune, c'est pas si mal. Le regard d'une fille vaut mieux qu'un combat perdu d'avance. "L'amour, pas la guerre", ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société. Et on revend son poster du Che.
Cette fille devient notre femme, la bière fraîche devient notre bide. On s'entasse dans un meublé, qu'il faudra payer. Un boulot, et puis une bagnole avec l'ouverture centralisée et la clim en option. On économise pour Noël et un peu de soleil à la plage. On devient gros, moche, aigri. Les p'tits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse. Et on se souvient qu'avant on avait des projets. On se souvient...
On était jeunes, plein d'idées. Tout ça pour rien. Parce que maintenant, on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé. Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir astronaute. Deviens le, c'est ta seule chance."

# Posté le dimanche 13 avril 2008 05:46

Modifié le dimanche 13 avril 2008 07:24

Sophie Dit :

On appelle ça la maturité & on porte ce mot sur nos frêles & fières épaules.
Nous n'avons plus une seule micro-seconde à perdre & nous sautons les étapes deux par deux, voir quatre par quatre, pour connaître en l'espace de quelques années ce que nous sommes censés apprendre en une vie. Nous trouvons tout les moyens, bons ou non, pour découvrir toutes les sensations, tout les sentiments, tout les goûts, toutes les couleurs, toutes les raisons & toutes les causes, toutes les formes & tout les fonds -quite à ne plus rien avoir à connaitre dans une petite dizaine d'années. Nous n'avons qu'une vie. Nous avons connues des amitiés & nous connaissons encore des amitiés, poignantes, fusionnelles, passionnelles fortes & surtout durables-mais quelle valeur à la durée à notre âge?. Nous avons aussi connu l'amour, le vrai, mais aussi les coups d'un soir, parfois en même temps, parfois pas. Et puis indépendamment, nous avons connu la mort & la vie. Nous avons connu la force, la solitude, le désespoir, la tristesse, l'envie, l'amour, la haine, la rage, la peur, la faiblesse, le bonheur, l'excès, le manque, la carence, le malheur, le jem'enfoutisme, l'ivresse, l'anxiété, l'orgueil & la vanité.. & parfois plusieurs à la fois. Nous avons tout lu, tout vu, tout fait, & pourtant ne ne sommes que de vulgaires bout de rien, nous ne sommes pas finis que cette accumulation précoce & excessive commence déjà à nous détruire. Décrire nos activités quotidiennes & la trame de nos existences serait inutile, nous le savons tous, & pour ceux qui ne sont pas de notre génération, ce ne serait que de la description stéréotypée & irréaliste. Pourtant la vérité est là & tout est proportionnel. Si nous vivons trop vite, alors indubitablement nous mourrons trop vite. Et si ce n'est pas le ridicule de notre évolution bâclée qui nous tuera alors l'ennuie emportera les rescapés qui n'auront plus rien à apprendre.




On grandit trop vite.




Cécité & imaginaire collectif.
La maturité réside-t-elle dans les litres d'alcool engloutit & dans les soirées passés ou dans l'esprit ? Evidement, non, pas dans l'alcool ou les soirées, personne n'osera jamais sortir une telle connerie, pourtant nous savons tous que c'est sur notre capacité à rouler un joint que nous sommes jugés. Nous sommes tous engloutit dans ce concours de "maturité". Ce n'est pas qui baisera le plus tôt & avec qui, mais qui baiser le plus. Mais forcément, à vouloir sauter des étapes, beaucoup ratent stupidement ce qui est de notre comme de tout âge. Eux, c'est une classe à part, ceux qui ont trop lu "Hell". Quoiqu'il en soit, fervent lecteur & re-re-re-lecteur d'un gentil bouquin ou non, le résultat & le même. Nous courrons tous dans la même direction, le mur ? Même pas peur. Et nous nous étonnons presque autant que nos parents d'être sous antidépresseurs ou anxiolytiques.
Murir excessivement est le seule moyen métaphysique d'avoir l'impression de contrôle sur le temps.
Seulement on a beau courir à 100km/h sur les lignes de nos vies, le temps finira bien par nous rattraper, un jour ou l'autre. Mais on continue de courir, de nous pourrir, parce que nous, même pas peur. On l'a assez connu la peur, on la connait assez encore, la peur de le/la perdre.. la peur de tout un tas de connerie, mais la peur du temps, jamais. Et puis on aime trop ça, contrôler. Même si ici ce n'est qu'une impression, ce sentiment de puissance nous transportent. J'ai lu qu'une anorexique trouvait par sa restriction alimentaire le contrôle sur sa personne qu'elle n'a jamais eu, le contrôle de son corps. Ainsi, le choix est vite fait, soit nous avons le contrôle désastreux & alarmant sur notre corps, soit l'illusion de l'avoir sur le temps. Au pire des cas, les deux. Je préfère m'illusionner sur mes capacités de contrôle des années. Et c'est le "choix" de la plupart d'entre nous. Alors on continue de sauter des étapes & de se faire écraser par un simple mot de cinq pauvres lettres.
Nous trouvons que le temps passe trop vite car nous ne le prenons pas.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 04:55

Modifié le vendredi 02 mai 2008 05:08

Sophie Dit: Ne me dis plus que rien n'as changer ,rien n'est plus comme avant !

Sophie Dit: Ne me dis plus que rien n'as changer ,rien n'est plus comme avant !
Sa main dans la mienne, jusqu'au jour où je me lasserais. Son bras autour du mien, jusqu'au jour où le contraire me chantera -m'enchantera. Son regard plongée au fond du mien, jusqu'au jour où imbibé de larmes je détournerais le regard. Son corps contre ma peau, jusqu'au jour où la chaleur m'étouffera. Ses jambes entrelacées entre les miennes, jusqu'au jour où le noeud sera dénouable. Sa passion &. l'osmose, jusqu'au jour de la vérité. Ses guelantes et mes pleurs jusqu'au jour où elle se lassera. Son caractère et le mien, jusqu'au jour où elle comprendra. L'histoire qu'elle partage avec moi et celle qui appartient peux à peux au passé, jusqu'au jour de la fin. Et puis, quoi.
Revenir au temps d'avant pour a mon tour ne faire aucune différence entre l'amour et l'amitié .
J'étaits folle de nous deux, Mélanie. Mais plus rien, plus rien n'est comme avant et plus rien, plus rien ne seras comme avant.


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# Posté le vendredi 02 mai 2008 15:49

Modifié le dimanche 01 juin 2008 07:33